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Économie · Analyse

Les Députés Français Approuvent un Prêt Immobilier sans Intérêt de €100.000 pour la « Parentalité »

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Official portrait of Sébastien Lecornu (French Minister of the Armed Forces des Armées) ©Patrice Normand/Leextra
Crédit image: © Patrice Normand/Leextra via opale · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

En bref

Le 8 octobre 2026, la commission des finances de l'Assemblée nationale de France a approuvé la création d'un prêt sans intérêt — le « prêt parentalité » — permettant aux familles ayant un enfant de moins de cinq ans d'acheter un logement avec jusqu'à €100.000 à 0% d'intérêt et sans limite de revenu. Le vote n'est qu'indicatif ; la mesure doit encore passer un débat en séance plénière à partir du 13 octobre dans le cadre du projet de loi de finances 2027.

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Le parlement français s'est rapproché d'un pas de plus de la création d'un nouvel outil d'aide au logement destiné aux jeunes parents. Le 8 octobre 2026, la commission des finances de l'Assemblée nationale a approuvé, lors d'un vote indicatif, la création d'un prêt sans intérêt surnommé le « prêt parentalité » (prêt de parentalité), selon France Info et La Chaîne Parlementaire (LCP), la chaîne qui couvre l'Assemblée. La mesure fait partie du projet de loi de finances 2027 du gouvernement (projet de loi de finances, PLF 2027).

Ce que la commission a réellement approuvé

L'idée a été initiée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a annoncé fin septembre 2026 que les ménages ayant un enfant né ou attendu dans les trois années précédentes devraient pouvoir bénéficier d'une nouvelle part du prêt sans intérêt existant (PTZ, prêt à taux zéro) pour acheter un logement, sous réserve de conditions de revenu, selon ce qu'a rapporté la LCP.

Les députés ont ensuite adopté un amendement de Jean-Paul Matteï du groupe Les Démocrates (anciennement connu sous le nom de MoDem) qui a considérablement élargi le dispositif. Dans la version modifiée, tout ménage attendant un enfant ou ayant un enfant de moins de cinq ans est éligible, indépendamment du revenu, et le prêt est plafonné à €100.000 fixes, selon France Info et le rapport France Info/Orange. Le rapport d'Orange ajoute que le plafond de €100.000 est inférieur au plafond variable selon la zone de jusqu'à €180.000 qui existait selon les règles PTZ standards auxquelles le gouvernement avait initialement fait référence.

La LCP a rapporté que l'amendement de Matteï s'était inspiré d'un projet de loi déposé par le groupe parlementaire Liot en mai 2026, et que le PTZ existant bénéficie déjà à environ 70.000 ménages par an.

Proposition initiale par rapport à la version modifiée

Proposition gouvernementale vs. amendement approuvé par la commission
CritèresProposition initiale de LecornuAmendement approuvé 8 octobre 2026
Âge de l'enfantEnfant attendu ou âgé de moins de 3 ansEnfant attendu ou âgé de moins de 5 ans
Condition de revenuOui, plafonds de ressources appliquésAucun — pas de limite de revenu
Prêt maximumJusqu'à €180.000 selon la zone du logement, selon les règles PTZ standards (Orange)€100.000 fixes pour tous
Statut (9 octobre 2026)Texte du projet de loi gouvernementalVote indicatif de la commission ; débat en séance plénière à partir du 13 octobre

Pourquoi l'élargissement est contesté

La suppression du plafond de revenu a suscité des objections de la part des députés de gauche. La LCP a rapporté que le député socialiste Iñaki Echaniz a argumenté que même les ménages aisés — citant, par exemple, les enfants du businessman Bernard Arnault — pourraient désormais se qualifier pour le prêt sans limite. Séparément, Daniel Labaronne du groupe Ensemble pour la République a noté, selon la LCP, que le PTZ existant a déjà coûté à l'État 1,35 milliards d'euros en 2025, un chiffre qu'il a soulevé en avertissant que l'élargissement de l'éligibilité entraînerait des coûts supplémentaires. France Info a par ailleurs rapporté que la députée de La France Insoumise Éric Coquerel a averti que le changement pourrait mettre les familles à revenus plus élevés et à revenus plus faibles en « concurrence » pour l'enveloppe PTZ commune, tandis que les écologistes ont décrit le dispositif élargi comme une « prime familiale » qui aiderait principalement les ménages qui peuvent déjà se permettre d'acheter, plutôt que de cibler les primo-accédants.

C'est une politique sensée pour les jeunes couples qui ont besoin d'un logement plus grand.

— Jean-Paul Matteï, député Les Démocrates, cité par la LCP

Matteï a également soutenu, selon France Info, que le prêt générerait en fin de compte des « ressources complémentaires » pour l'État par le biais de l'activité économique qu'il déclenche, bien qu'il n'ait fourni aucune compensation budgétaire spécifique.

Ce qui se passe ensuite

Tant France Info que la LCP ont souligné que le vote du 8 octobre s'est déroulé en commission et n'est pas contraignant : il signale la préférence de la commission mais n'inscrit pas la mesure dans la loi. La disposition — sous quelque forme qu'elle survive — doit être réexaminée et votée en séance plénière de l'Assemblée nationale lorsque le débat sur le PLF 2027 reprendra le 13 octobre 2026, et pourrait toujours être rétrécie, élargie à nouveau ou abandonnée avant la finalisation du budget.

Aucune estimation officielle du gouvernement pour la version modifiée, sans condition de revenu, n'avait été publiée au 9 octobre 2026, selon les sources examinées ; le chiffre de 1,35 milliards d'euros cité lors du débat de la commission se référait au coût 2025 du programme PTZ existant, et non à une projection pour le nouveau dispositif sans limite.

Vos questions

Qu'est-ce que le « prêt parentalité » français ?
C'est un prêt sans intérêt (PTZ) que la commission des finances de l'Assemblée nationale de France a voté pour créer le 8 octobre 2026, pour aider les ménages ayant un jeune enfant à acheter un logement, dans le cadre du projet de loi de finances 2027.
Combien une famille peut-elle emprunter et le revenu a-t-il de l'importance ?
Selon l'amendement approuvé par la commission, les ménages éligibles — ceux attendant un enfant ou ayant un enfant de moins de cinq ans — pourraient emprunter jusqu'à €100.000 à 0% d'intérêt sans condition de revenu, selon France Info et la LCP.
Le prêt est-il déjà devenu une loi ?
Non. Le vote de la commission du 8 octobre n'était qu'indicatif ; la mesure doit toujours être débattue et votée en séance plénière de l'Assemblée nationale à partir du 13 octobre 2026, dans le cadre du projet de loi de finances PLF 2027.
Combien la mesure coûtera-t-elle à l'État français ?
Aucune estimation officielle du gouvernement pour la version modifiée, sans condition de revenu, n'avait été publiée au 9 octobre 2026. Lors du débat de la commission, la LCP a rapporté que le député Daniel Labaronne a cité 1,35 milliards d'euros comme le coût 2025 du programme PTZ existant, chiffre qu'il a soulevé pour avertir que l'élargissement de l'éligibilité entraînerait des coûts supplémentaires, et non comme une projection pour le nouveau dispositif.
Pourquoi certains députés s'opposent-ils à la suppression du plafond de revenu ?
Les députés de gauche et écologistes ont soutenu, selon France Info et la LCP, que la suppression des conditions de revenu permet aux ménages plus aisés de concurrencer les familles à revenus plus faibles pour les mêmes fonds PTZ et bénéficie principalement à ceux qui pouvaient déjà se permettre d'acheter.

Comment le monde le raconte

Les sources

  1. France Info — Les députés approuvent la création d'un prêt à taux zéro « parentalité » dans le cadre de l'examen du budget 2027
  2. Orange Actu — Budget 2027 : les députés approuvent la création d'un prêt à taux zéro "parentalité"
  3. LCP — Budget: vers un prêt à taux zéro 'natalité' élargi à tous les jeunes parents?

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