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Plus d'un tiers des foyers français ont du mal à payer leurs factures d'énergie, selon une enquête
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En bref
Une enquête publiée en septembre 2026 par la Commission de haut niveau pour la stratégie et la planification de la France a révélé que 35 % des foyers français ont eu du mal à payer leurs factures d'énergie au cours des 12 mois précédents, et 53 % ont déclaré qu'ils ne pourraient pas absorber une dépense inattendue de 1 000 €. Ces résultats arrivent alors que le prix de référence du gaz a augmenté de 6,3 % le 1er octobre et que les politiciens débattent de l'abolition des certificats qui financent les subventions de rénovation de logements afin de réduire les prix des carburants.
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Un tiers des foyers signalent des difficultés de paiement
Une enquête EuroPulse commandée par l'ONG Project Tempo et publiée le 30 septembre 2026 par la Commission de haut niveau pour la stratégie et la planification de la France a révélé que 35 % des répondants français ont eu du mal à payer leurs factures d'énergie à un moment quelconque au cours des 12 mois précédents. L'enquête a interrogé 2 000 personnes dans un échantillon décrit comme représentatif de la population française, le travail de terrain ayant été réalisé en juin 2026, avant la dernière vague d'augmentations de prix.
La même enquête a révélé que 53 % des répondants ont déclaré qu'ils ne pourraient pas absorber une dépense imprévue de 1 000 €, une vulnérabilité que le rapport lie directement aux factures d'énergie : toute charge inattendue sur une facture risque de plonger un foyer dans le retard de paiement. La difficulté à payer les factures d'énergie a été la plus importante chez les 25-34 ans, avec 48 %.
- 66 % des répondants ont déclaré qu'ils craignaient de ne pas pouvoir chauffer adéquatement leur maison cet hiver
- 59 % ont placé le coût de la vie parmi leurs cinq principales préoccupations personnelles
- Seuls 26 % ont déclaré qu'ils soutiennent l'accélération de la transition énergétique de la France même si elle augmente les coûts, tandis que 59 % ont déclaré qu'ils préfèrent les prix plus bas à une transition plus rapide
Un baromètre gouvernemental de longue durée montre la même tendance à la hausse
Une enquête distincte et de longue durée — le Baromètre énergie-info 2025 du Médiateur de l'énergie, publié le 1er novembre 2025 — a révélé que 36 % des foyers ont signalé une difficulté à payer les factures d'énergie au cours des 12 mois précédents. Ce chiffre est passé de 28 % en 2024 et 18 % en 2020, selon la série historique du baromètre.
| Année | Part signalant une difficulté de paiement |
|---|---|
| 2020 | 18 % |
| 2024 | 28 % |
| 2025 | 36 % |
Le baromètre 2025 a également révélé que 74 % des foyers ont déclaré avoir restreint leur chauffage pour des raisons financières, une légère baisse par rapport aux 79 % en 2023. Parmi les bénéficiaires du chèque énergie de l'État qui ont accusé du retard dans les paiements, 35 % ont signalé des factures impayées et 10 % ont subi des coupures d'électricité ou une réduction de l'approvisionnement. Le baromètre note que les taxes et les coûts du réseau représentent environ les deux tiers d'une facture domestique, même si les prix de gros de l'électricité ont baissé.
Les prix du gaz ont augmenté à nouveau le 1er octobre
Le régulateur français de l'énergie, la Commission de régulation de l'énergie (CRE), a annoncé le 10 septembre 2026 que le prix de vente de référence du gaz augmenterait de 6,3 % à partir du 1er octobre, passant de 172,05 € à 182,88 € par mégawatt-heure toutes taxes comprises.
La CRE a attribué l'augmentation aux prix de gros du gaz plus élevés enregistrés en août par rapport à juillet. L'augmentation affecte directement les foyers ayant des contrats de gaz indexés, tandis qu'environ 40 % des clients résidentiels de gaz avaient des contrats à prix fixe à la fin de 2025 et sont protégés pendant la durée de ces contrats. Comme le chiffre de 6,3 % est une moyenne entre les profils de consommation et les régions, la CRE a estimé l'effet typique sur une facture d'octobre à environ 5,28 €.
Un combat politique sur les certificats qui financent les subventions de rénovation
Parallèlement aux données d'accessibilité, un différend politique s'est ouvert sur les Certificats d'économies d'énergie (CEE), un mécanisme créé en 2005 qui oblige les fournisseurs d'énergie et les distributeurs de carburant à financer des projets d'économie d'énergie, y compris les subventions de rénovation en vertu du programme MaPrimeRénov' et les incitations aux véhicules électriques. Bruno Retailleau, candidat à la présidentielle pour le parti Les Républicains, a proposé d'abolir les CEE, les décrivant comme une taxe cachée sur le carburant, et affirme que cette mesure ferait baisser les prix à la pompe.
Le bureau de Retailleau a déclaré que supprimer les CEE économiserait 8,50 € aux automobilistes pour un plein de 50 litres, sur la base d'un coût estimé des CEE de 17 centimes par litre. Une vérification des faits de franceinfo a confirmé que l'arithmétique est correcte compte tenu de cette hypothèse de 17 centimes, mais a noté que le chiffre lui-même est contesté : les données gouvernementales citées ailleurs fixent le coût moyen des CEE à environ 7 centimes par litre pour 2022-2025, et la Cour des comptes française a estimé environ 7,3 centimes par litre pour l'essence en 2023. L'estimation plus élevée de 15 à 17 centimes provient des figures politiques et des distributeurs de carburant et n'a pas été confirmée officiellement pour 2026.
Les opposants à la suppression des CEE, y compris les groupes du secteur de la rénovation, soutiennent que les certificats sont la principale source de financement des subventions d'isolation thermique et de mise à niveau du chauffage, et que leur suppression ferait simplement passer les coûts des budgets de rénovation plutôt que de les éliminer.
Si l'on veut annuler les CEE, il faut aussi couper la MaPrimeRénov'. Sinon, ce ne sont que de belles formules.
Vos questions
- Quelle proportion de foyers français ont du mal à payer les factures d'énergie ?
- Deux enquêtes différentes donnent des chiffres proches mais non identiques : une enquête EuroPulse publiée le 30 septembre 2026 a révélé que 35 % des foyers avaient du mal à payer les factures d'énergie au cours de l'année précédente, tandis que le baromètre 2025 du Médiateur de l'énergie, publié un an plus tôt, a révélé 36 %. Les deux pointent vers environ un tiers des foyers, le baromètre montrant que la proportion passe de 18 % en 2020 à 28 % en 2024 et 36 % en 2025.
- Pourquoi les prix du gaz français ont-ils augmenté le 1er octobre 2026 ?
- Le régulateur de l'énergie CRE a augmenté le prix de référence du gaz de 6,3 %, à 182,88 € par mégawatt-heure, citant des prix de gros du gaz plus élevés enregistrés en août par rapport à juillet.
- Quels foyers sont affectés par l'augmentation des prix du gaz en octobre ?
- L'augmentation s'applique aux foyers ayant des offres de gaz indexées. Environ 40 % des clients résidentiels de gaz avaient des contrats à prix fixe à la fin de 2025 et ne sont pas affectés pendant la durée de ces contrats.
- Que sont les certificats CEE et pourquoi sont-ils controversés ?
- Créés en 2005, les Certificats d'économies d'énergie obligent les fournisseurs d'énergie et les distributeurs de carburant à financer des projets d'économie d'énergie, y compris les subventions de rénovation MaPrimeRénov' et les incitations aux véhicules électriques. Le candidat à la présidentielle Bruno Retailleau a proposé de les supprimer pour réduire les prix des carburants, tandis que les groupes du secteur de la rénovation avertissent que cela éliminerait le financement des améliorations énergétiques résidentielles.
- La suppression des CEE réduirait-elle vraiment les prix à la pompe ?
- Les calculs derrière les économies revendiquées de 8,50 € par plein sont corrects si les CEE coûtaient 17 centimes par litre, selon une vérification des faits de franceinfo, mais les estimations officielles citées ailleurs fixent le coût réel plus proche de 7 à 7,3 centimes par litre, de sorte que l'ampleur de tout avantage tarifaire à la pompe reste contestée.
Comment le monde le raconte
- FrançaisLes médias français couvrent cela principalement comme une histoire de pouvoir d'achat, associant les nouvelles données d'enquête sur les difficultés de paiement à l'augmentation simultanée des prix du gaz en octobre et une bataille politique distincte sur la suppression des certificats CEE. La couverture s'appuie fortement sur des sources officielles et réglementaires (CRE, Médiateur de l'énergie, Cour des comptes) et encadre le débat CEE comme un arbitrage entre les carburants moins chers aujourd'hui et le financement des subventions de rénovation pour l'avenir, les groupes du secteur de la
Les sources
- jeChange — Factures d'énergie : 35 % des Français en difficulté, 53 % incapables d'absorber 1 000 € d'imprévu
- Révolution Énergétique — Précarité énergétique : 36% des Français ont de plus en plus de mal à payer leurs factures
- Enerzine — Prix du gaz : hausse de 6,3% au 1er octobre 2026
- franceinfo — Vrai ou faux : supprimer les certificats d'économie d'énergie ferait-il réaliser une économie de 8,5 euros par plein ?
- La Banque (labanque.org) — Carburants : pourquoi le coût des CEE fait débat
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