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Un think tank propose de relancer la vignette automobile française, jusqu'à 910 euros par an
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En bref
Un think tank français, l'Institut Mobilités en Transition (IMT), propose de relancer l'ancienne vignette automobile du pays sous forme numérique, comme une nouvelle taxe annuelle sur les véhicules allant de 30 à 910 euros à partir de 2030. L'objectif est de compenser les recettes de la taxe sur les carburants que l'État s'attend à perdre à mesure que les véhicules électriques remplacent les voitures à essence et diesel. Ce n'est pas la politique gouvernementale : l'IMT a publié la proposition en septembre 2026, espérant qu'elle façonnera le débat avant l'élection présidentielle française de 2027.
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Un organisme de recherche français spécialisé dans la politique des transports, l'Institut Mobilités en Transition (IMT), a proposé de relancer une version de l'ancienne taxe automobile « vignette » de la France, cette fois comme une redevance annuelle dématérialisée de entre 30 et 910 euros par véhicule. La proposition figure dans un rapport de 80 pages, intitulé « 68 milliards en sursis », que l'IMT a publié en septembre 2026. Elle n'a pas été adoptée par le gouvernement français et n'est pas un projet de loi devant le Parlement ; l'IMT dit qu'elle espère que l'idée figurera dans le débat politique avant l'élection présidentielle française de 2027.
Pourquoi les recettes de la taxe sur les carburants sont menacées
Selon le rapport de l'IMT, les impôts liés à la route ont généré environ 67,5 milliards d'euros pour l'État français en 2025. L'accise sur les carburants (TICPE) seule en représentait 27,7 milliards, la taxe sur la valeur ajoutée sur les achats de carburants ajoutant environ 8,9 milliards de plus, selon les chiffres de l'institut. À mesure que davantage de conducteurs passent aux véhicules électriques et que la consommation globale de carburant diminue, l'IMT projette que ce flux de revenus pourrait diminuer d'environ 22 milliards d'euros d'ici 2035 à moins qu'il ne soit remplacé par une autre source.
À quoi ressemblerait la redevance proposée
La proposition de l'IMT est une version modernisée et numérique de la vignette que les automobilistes français payaient chaque année de 1956 jusqu'à l'abolition de l'impôt pour les voitures particulières en 2001, selon Orange Actu. Au lieu d'un prix de vignette forfaitaire, la nouvelle redevance, décrite dans le rapport comme une « redevance », serait calculée à partir de plusieurs facteurs à la fois : le type de moteur du véhicule, son poids et sa consommation d'énergie ; son pays de fabrication et sa réparabilité ; le revenu du ménage du propriétaire ; où le ménage habite ; et le nombre de véhicules qu'il possède.
Selon cette formule, la modélisation de l'IMT fixe la charge annuelle la plus basse à environ 30 euros, pour un ménage rural à faible revenu possédant une petite voiture électrique fabriquée en Europe. La charge la plus élevée, environ 910 euros, s'appliquerait à un ménage urbain aisé possédant plusieurs véhicules plus anciens ou plus lourds.
| Profil du ménage | Redevance annuelle estimée |
|---|---|
| Ménage à faible revenu, zone rurale, véhicule électrique léger fabriqué dans l'UE | €30 |
| Ménage moyen, 2030 (projection IMT) | €140 |
| Ménage moyen, 2035 (projection IMT) | €260 |
| Ménage urbain aisé, plusieurs véhicules plus anciens/lourds | €910 |
L'IMT estime que la redevance pourrait lever environ 9 milliards d'euros en 2030, augmentant à environ 17 milliards d'euros d'ici 2035, suffisant pour compenser une partie, mais pas la totalité, de la baisse de la taxe sur les carburants qu'elle projette, selon les reportages sur l'étude d'Automobile Propre.
Statut et ce qui se passe ensuite
Le rapport argue explicitement contre la taxation des véhicules électriques en fonction de la distance parcourue, disant que cela découragerait l'adoption des véhicules électriques, et propose plutôt une redevance annuelle de propriété à taux fixe mais modulée. À titre de comparaison, les véhicules français génèrent actuellement en moyenne environ 940 euros par an en impôts combinés liés à la route, selon les reportages du Journal de l'Automobile sur l'étude.
L'IMT a été fondée par Iddri, un institut de recherche en développement durable basé à Paris, et se concentre sur la décarbonisation des transports. Son rapport de septembre 2026 fait suite à une évaluation antérieure de la fiscalité routière par le Conseil des prélèvements obligatoires de la France, un organisme qui conseille en matière de politique fiscale, a rapporté Journal de l'Automobile. Depuis le début octobre 2026, la redevance ne reste qu'une proposition de think tank : aucun projet de loi n'a été déposé au Parlement français, et le gouvernement ne l'a pas approuvé.
- Redevance proposée : 30 à 910 euros par an, selon le revenu, le véhicule et l'emplacement
- Publiée en septembre 2026 par l'Institut Mobilités en Transition (IMT)
- Début proposé : 2030 ; recettes projetées d'environ 9 milliards d'euros en 2030, augmentant à 17 milliards d'euros d'ici 2035
- Justification : l'adoption des véhicules électriques devrait réduire les recettes de la taxe sur les carburants d'environ 22 milliards d'euros d'ici 2035
- Statut actuel : uniquement une proposition de think tank, sans projet de loi gouvernemental pour l'instant
Vos questions
- La France a-t-elle déjà relancé la vignette automobile ?
- Non. Depuis le début octobre 2026, ce n'est qu'une proposition du think tank IMT ; aucune loi ni décret n'a la rétablie, et le gouvernement français n'a pas approuvé l'idée.
- Quel serait le coût de la nouvelle redevance ?
- La modélisation de l'IMT propose une redevance annuelle allant d'environ 30 euros, pour un ménage rural à faible revenu possédant une petite voiture électrique fabriquée en Europe, à environ 910 euros pour un ménage urbain aisé possédant plusieurs véhicules plus anciens ou plus lourds.
- Pourquoi cela est-il proposé maintenant ?
- L'IMT dit que le système d'imposition routière de la France, qui a levé environ 67,5 milliards d'euros en 2025, risque de perdre environ 22 milliards d'euros d'ici 2035 à mesure que les véhicules électriques réduisent la consommation de carburant et les recettes fiscales connexes.
- Les propriétaires de véhicules électriques devraient-ils la payer ?
- Oui, la redevance proposée s'applique à tous les véhicules motorisés, bien que l'IMT ait explicitement rejeté une taxe séparée basée sur la distance pour les véhicules électriques, arguant que cela découragerait l'adoption des véhicules électriques.
- Quand la redevance pourrait-elle entrer en vigueur ?
- L'IMT propose de commencer la redevance en 2030, avec des montants moyens passant d'environ 140 euros par véhicule cette année-là à environ 260 euros d'ici 2035, mais cela dépend de décisions politiques pas encore prises.
Comment le monde le raconte
- FrançaisLes médias français ont couvert le rapport de l'IMT largement comme une étude spécialisée de think tank visant à façonner la campagne présidentielle de 2027, avec des manchettes soulignant les 68 milliards d'euros de recettes fiscales routières en jeu et le chiffre maximum de 910 euros, tout en notant que la proposition n'a pas encore force légale.
Les sources
- Orange Actu — Les vignettes automobiles vont-elles bientôt faire leur retour ?
- Journal de l'Automobile — Fiscalité automobile : une nouvelle étude préconise le retour de la vignette annuelle
- Automobile Propre — La voiture électrique va faire perdre des milliards à l'État : faut-il ressusciter la vignette ?
- Institut Mobilités en Transition — Baromètre de la fiscalité routière 2026
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